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Comment se préparer pour faire l’Amérique du nord et du sud à vélo ?

Se préparer, c’est avant tout se questionner sur des tas de sujets comme : « Suis-je souple dans la tête ? », autrement dit il ne faudra pas tenir à tout prix au parcours initialement tracé chez soi, bien au chaud ! Rester souple aussi face aux difficultés administratives rencontrées dans certains pays.
Comment se préparer pour faire l’Amérique du nord et du sud à vélo ?

Préparation psychologique pour affronter la route

Se préparer à ce type d’efforts, c’est effectuer des essais avant le grand voyage, car le propre d’un voyage est de ne pas savoir de quoi il sera fait. On doit se connaître le mieux possible dans le maximum de situations rencontrées. Se préparer c’est surtout avoir conscience de ses seuils de tolérance face à :

  • La soif, la fatigue, la faim, la température…
  • La douleur
  • La peur
  • L’éloignement avec les siens
  • Les ambiances glauques
  • La nourriture
  • La curiosité envahissante des locaux
  • L’isolement dans le désert ou dans la foule

Comment se préparer pour faire l’Amérique du nord et du sud à vélo ? #2

Amérique du Nord

L’État du Colorado recèle les plus hautes routes des États-Unis, notamment une série de cols au-dessus de 3000 m d’altitude, la plus haute piste qui atteint 4019 m au Mosquito Pass et la plus haute route asphaltée qui mène au Mont Evans à 4306 m. Avec ses 60 960 m de dénivelé positif, La Great Divide Mountain Bike Route qui, de la frontière canadienne à la frontière mexicaine, s’étire sur 4 455 km aux États-Unis, est la plus longue piste du monde. Pour les moins entrainés, le vélo électrique sera une solution acceptable. Surtout qu’aux États-Unis, l’assistance de ce type de vélo est présente en permanence, les ateliers pour vélo seront en mesure de régler les problèmes de batterie, de moteur et autres incidents pouvant survenir.

Amérique du Sud

La Transandine (3 000 km entre Bolivie et Pérou) compte une bonne vingtaine de cols au-dessus de 4 000 m. L’Aconcagua (6 962 m) a été gravi plusieurs fois, le vélo sur l’épaule. L’Argentin Manuel Bustelo a gravi de la même façon l’Ojos de Salado (6 887 m) au Chili, puis est descendu à vélo depuis la côte (6 800 m).

The « North Yungas Road » ou « route de la mort » (61 km de piste) en passant par le col de la Cumbre (4 800 m), construite en 1930, de La Paz Corioco (Bolivie), ou « The South Yungas Road » (64 km de piste) de La Paz Chulumani (3 km de dénivelé en 30 km) font partie des belles descentes.

La traversée du Sud-Lipez (Bolivie), entre San Pedro de Atacama (Chili) et Uyuni (Bolivie), en majorité une piste de sable, est l’une des plus belles, sillonnant hauts volcans, lagunes de couleur, geysers et le fameux Salar de Uyuni (3 650 m), le lac salé le plus grand du monde (praticable en saison sèche). Cette piste est dangereuse, au moins 18 cyclistes y sont morts depuis 1998. Parmi les paysages insolites des routes aux dénivelés terrestres négatifs, signalons la mer Morte, en Israël et en Jordanie (417 m), le Lac Assal à Djibouti (153 m) et la Vallée de la mort aux Etats-Unis (86m).